Brief des heiligen Apostels Paulus an die Römer
LETTRE DE SAINT PAUL APÔTRE AUX ROMAINS
01 Ne le savez-vous pas, frères – je parle à des gens qui s’y connaissent en matière de loi – : la loi n’a de pouvoir sur un être humain que durant sa vie.
02 Ainsi, la femme mariée est liée par la loi à son mari s’il est vivant ; mais si le mari est mort, elle est dégagée de la loi du mari.
03 Donc, du vivant de son mari, on la traitera d’adultère si elle appartient à un autre homme ; mais si le mari est mort, elle est libre à l’égard de la loi, si bien qu’elle ne sera pas adultère en appartenant à un autre.
04 De même, mes frères, vous aussi, vous avez été mis à mort par rapport à la loi de Moïse en raison du corps crucifié du Christ, pour que vous apparteniez à un autre, Celui qui est ressuscité d’entre les morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.
05 En effet, quand nous étions encore des êtres charnels, les passions coupables provoquées par la Loi agissaient dans tous nos membres, pour nous faire porter des fruits de mort.
06 Mais maintenant, nous avons été dégagés de la Loi, étant morts à ce qui nous entravait ; ainsi, nous pouvons servir d’une façon nouvelle, celle de l’Esprit, et non plus à la façon ancienne, celle de la lettre de la Loi.
07 Que dire alors ? La Loi est-elle péché ? Pas du tout ! Mais je n’aurais pas connu le péché s’il n’y avait pas eu la Loi ; en effet, j’aurais ignoré la convoitise si la Loi n’avait pas dit : Tu ne convoiteras pas.
08 Se servant de ce commandement, le péché a saisi l’occasion : il a produit en moi toutes sortes de convoitises. Sans la Loi, en effet, le péché est chose morte,
09 et moi, jadis, sans la Loi, je vivais ; mais quand le commandement est venu, le péché est devenu vivant,
10 et pour moi ce fut la mort. Il se trouve donc que, pour moi, ce commandement qui devait mener à la vie a mené à la mort.
11 En effet, le péché a saisi l’occasion ; en se servant du commandement, il m’a séduit et, par lui, il m’a tué.
12 Ainsi, la Loi est sainte ; le commandement est saint, juste et bon.
13 Est-ce donc quelque chose de bon qui, pour moi, a été la mort ? Pas du tout : c’est le péché ! Pour qu’on voie bien qu’il est le péché, il s’est servi de quelque chose de bon pour causer ma mort ; ainsi, par le commandement, c’est le péché lui-même qui est devenu démesurément pécheur.
14 Nous savons bien que la Loi est une réalité spirituelle : mais moi, je suis un homme charnel, vendu au péché.
15 En effet, ma façon d’agir, je ne la comprends pas, car ce que je voudrais, cela, je ne le réalise pas ; mais ce que je déteste, c’est cela que je fais.
16 Or, si je ne veux pas le mal que je fais, je suis d’accord avec la Loi : je reconnais qu’elle est bonne.
17 Mais en fait, ce n’est plus moi qui agis, c’est le péché, lui qui habite en moi.
18 Je sais que le bien n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans l’être de chair que je suis. En effet, ce qui est à ma portée, c’est de vouloir le bien, mais pas de l’accomplir.
19 Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas.
20 Si je fais le mal que je ne voudrais pas, alors ce n’est plus moi qui agis ainsi, mais c’est le péché, lui qui habite en moi.
21 Moi qui voudrais faire le bien, je constate donc, en moi, cette loi : ce qui est à ma portée, c’est le mal.
22 Au plus profond de moi-même, je prends plaisir à la loi de Dieu.
23 Mais, dans les membres de mon corps, je découvre une autre loi, qui combat contre la loi que suit ma raison et me rend prisonnier de la loi du péché présente dans mon corps.
24 Malheureux homme que je suis ! Qui donc me délivrera de ce corps qui m’entraîne à la mort ?
25 Mais grâce soit rendue à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur ! Ainsi, moi, par ma raison, je suis au service de la loi de Dieu, et, par ma nature charnelle, au service de la loi du péché
TRADUCTION EN ALLEMAND
Brief des Apostels Paulus an die Römer
1 Wisst ihr nicht, Brüder und Schwestern – ich rede zu denen, die das Gesetz kennen –, dass das Gesetz nur zu Lebzeiten über einen Menschen gilt?
2 So ist beispielsweise eine verheiratete Frau nach dem Gesetz an ihren Mann gebunden, solange er lebt. Stirbt aber ihr Mann, so ist sie vom Gesetz ihres Mannes frei.
3 Solange ihr Mann lebt, gilt sie als Ehebrecherin, wenn sie mit einem anderen Mann schläft. Stirbt aber ihr Mann, so ist sie vom Gesetz frei und begeht keine Ehebruch, wenn sie mit einem anderen Mann schläft.
4 So seid auch ihr, meine Brüder und Schwestern, durch die Kreuzigung Christi dem Gesetz des Mose gestorben, damit ihr einem anderen angehört, nämlich dem, der von den Toten auferweckt wurde, damit wir Gott Frucht bringen.
5 Denn als wir noch fleischlich gesinnt waren, wirkten die sündigen Leidenschaften, die durch das Gesetz geweckt wurden, in uns allen, um Frucht des Todes zu bringen.
6 Doch nun sind wir vom Gesetz befreit, da wir dem gestorben sind, was uns fesselte, damit wir auf dem neuen Weg dienen, auf dem Weg des Geistes, und nicht mehr auf dem alten Weg, auf dem Weg des geschriebenen Gesetzes.
7 Was sollen wir nun sagen? Ist das Gesetz Sünde? Keineswegs! Ich hätte die Sünde nicht erkannt, wenn es nicht das Gesetz gäbe; denn ich hätte die Begierde nicht erkannt, wenn das Gesetz nicht gesagt hätte: „Du sollst nicht begehren.“
8 Durch dieses Gebot ergriff die Sünde Gelegenheit, in mir jede Art von Begierde zu wecken. Denn ohne das Gesetz ist die Sünde tot,
9 und ich lebte einst ohne das Gesetz; aber als das Gebot kam, wurde die Sünde lebendig,
10 und das war für mich der Tod. So hat sich herausgestellt, dass mir gerade das Gebot, das Leben bringen sollte, den Tod gebracht hat.
11 Denn die Sünde hat die Gelegenheit genutzt, die das Gebot bot, und mich verführt und mich durch das Gebot getötet.
12 So ist das Gesetz heilig, und das Gebot ist heilig, gerecht und gut.
13 War es also etwas Gutes, das mich getötet hat? Keineswegs! Es war die Sünde! Damit deutlich würde, dass es Sünde war, benutzte sie etwas Gutes, um meinen Tod herbeizuführen. So wurde die Sünde selbst durch das Gebot überaus sündhaft.
14 Wir wissen, dass das Gesetz geistlich ist; ich aber bin ein fleischliches Wesen, unter die Sünde verkauft.
15 Denn ich verstehe mein eigenes Handeln nicht; ich tue nicht, was ich will, sondern das, was ich hasse.
16 Wenn ich aber das Böse, das ich tue, nicht tun will, stimme ich dem Gesetz zu, denn ich erkenne, dass es gut ist.
17 Doch nicht mehr ich tue die guten Taten, sondern die Sünde, die in mir wohnt.
18 Ich weiß, dass in mir, das heißt in meinem Fleisch, nichts Gutes wohnt. Ich habe zwar den Willen zum Guten, aber nicht die Kraft dazu.
19 Denn ich tue nicht das Gute, das ich will, sondern das Böse, das ich nicht will – und das tue ich immer wieder.
20 Wenn ich das tue, was ich nicht will, tue nicht mehr ich es, sondern die Sünde, die in mir wohnt.
21 So finde ich also dieses Gesetz in mir wirksam: Was rechtmäßig mein ist, ist böse.
22 In meinem Innersten freue ich mich über Gottes Gesetz.
23 Aber ich sehe ein anderes Gesetz in meinem Leib wirksam, das gegen das Gesetz meines Verstandes kämpft und mich gefangen nimmt unter dem Gesetz der Sünde, das in mir wirkt.
24 Ich elender Mensch! Wer wird mich erlösen von diesem Leib des Todes?
25 Gott aber sei Dank durch Jesus Christus, unseren Herrn! So diene ich also mit meinem Verstand dem Gesetz Gottes, aber mit meinem Fleisch dem Gesetz der Sünde.